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2121, 04, 2026

Série : Le fil des bons produits [Ep 1] Les coulisses de l’approvisionnement

🎥 Vous connaissez Le fil des bons produits ?

Portée par Yohan Hubert de Natura Impact, en partenariat avec Bastide Niel et le Centres d’animation de Bordeaux Bastide–Queyries, cette initiative crée du lien entre producteurs locaux et habitant.es de La Bastide.

🚚 Dans ce premier épisode, on suit Yohan sur le terrain, à la rencontre de Guy Macia, producteur dans le Lot-et-Garonne, co-fondateur de La Compagnie Fermière à Gradignan, Mérignac & de Chez Charly à Fourques-sur-Garonne.

🍓 Retrouvez Le fil des bons produits samedi 25 avril à Bastide Niel à l’occasion des 48H de l’Agriculture Urbaine région bordelaise.

En savoir plus sur Le fil des bons produits.

1313, 04, 2026

Bientôt une résidence Liziloc pour jeunes actifs à Bastide Niel

À Bordeaux, au sein de l’EcoProjet Bastide Niel, le collectif bordelais L’Atelier Provisoire conçoit pour Liziloc, filiale d’Aquitanis, un ensemble de 61 logements destinés aux jeunes actifs de 18 à 30 ans, ainsi qu’un espace commercial en rez-de-chaussée, dont la livraison est prévue courant 2028. Plus d’explications avec Hélène Soubiran et Thomas Espert, les architectes du projet.

61 logements pour les jeunes actifs

Situé entre les rues Paulette Merval et Simone des Forest, avec une façade côté cours Le Rouzic qui accueillera un espace commercial d’environ 165 m², le projet développé par L’Atelier Provisoire comprend 61 logements, répartis en 15 T1, 21 T2 et 25 T3, pour une surface totale d’environ 3 260 m² de surface habitable.

« C’est une résidence de logements pour les jeunes âgés de 18 à 30 ans, mais ce n’est ni un foyer ni une résidence étudiante. L’objectif est d’offrir un logement à loyer modéré à une population souvent en recherche d’emploi ou au début d’un parcours professionnel », expliquent les architectes.

Un projet inscrit dans l’héritage ferroviaire du site

La résidence, un ensemble de trois bâtiments de trois étages & un de cinq, réunis par une toiture commune, se développe sur environ 123 mètres de long.

« Le bâtiment s’implante sur l’emprise d’un ancien quai de déchargement, ce qui lui donne une forme longue et légèrement courbe », remarquent-ils, avant de poursuivre : « Plutôt que de construire un volume plein, nous avons choisi de travailler cette courbe en intégrant des balcons et des espaces végétalisés tout au long de la façade. »

Le projet s’organise autour de trois entrées traversantes qui structurent la circulation, découpent visuellement l’ensemble, et desservent chacune un local pour les vélos : « L’objectif était d’éviter l’effet d’un long bâtiment fermé, et de préserver des vues et des passages entre les différentes rues ». 

Des logements traversants avec espaces extérieurs

Desservis par des coursives situées au nord-ouest, tous les logements seront traversants et disposeront d’un balcon d’environ 10 m², orienté au sud.

« Il y a toujours un vide et de la végétation entre deux balcons afin d’éviter les vis-à-vis directs », détaillent les architectes.

Une résidence végétalisée

Le projet accorde une place importante à la végétation, conçue avec la paysagiste bordelaise Agnès Brugeron.

En rez-de-chaussée, le sol, traité en pleine terre sur environ trois mètres de large afin d’accueillir des plantations basses et des plantes grimpantes, permettra de « maintenir la continuité biologique du sol, sans interruption par des fondations en béton », développent-ils.

Grâce à des mailles et câbles intégrés aux façades, la végétation pourra progressivement se développer le long du bâtiment et des balcons.

Des choix constructifs sobres et pérennes

La structure du projet repose sur des planchers et murs de refend en béton, avec des murs périphériques en briques de terre cuite et une charpente en bois.

Les façades associent béton apparent, brique enduite à la chaux couleur sable, et des éléments en bois.

« Nous avons cherché des qualités de construction simples, qui se rapprochent de la culture constructive bordelaise », indiquent les architectes.

Les menuiseries sont prévues en bois, avec des volets pliants, et une isolation biosourcée en laine de bois.

La toiture est réalisée en tuiles plates, dans une teinte évoquant « une tonalité limoneuse, proche de la couleur de la Garonne », complètent-ils.

Des espaces partagés et des usages évolutifs

Une salle commune est aménagée au rez-de-chaussée, au cœur du bâtiment, à proximité de l’entrée centrale. Elle est équipée d’un point d’eau et d’un plan de travail, permettant des usages partagés.

À l’intérieur des logements, certaines pistes sont envisagées pour valoriser la matérialité du bâti, comme la conservation ponctuelle du béton apparent.

L’Atelier Provisoire : « Une approche exigeante du logement »

Implanté à proximité immédiate de Bastide Niel, les architectes de L’Atelier Provisoire – également à l’origine de la réhabilitation de la Cité blanche dans le quartier de la Benauge pour le bailleur CDC Habitat revendiquent une pratique profondément ancrée dans son territoire.

Travailler sur ce projet relève autant « d’un engagement professionnel que d’une implication de voisinage, avec une attention particulière portée aux usages quotidiens et à la qualité de vie des futurs habitants ».

Habitués à concevoir des projets pour des bailleurs sociaux, les architectes défendent « une approche exigeante du logement, où les contraintes économiques deviennent un cadre de réflexion plutôt qu’une limite ».

Cette philosophie se traduit par une architecture « attentive aux parcours, aux espaces extérieurs, à la relation au sol et à la présence du végétal, mais aussi par le choix de solutions constructives durables : matériaux pérennes, isolants biosourcés, menuiseries bois et recherche de sobriété dans les modes de construction ».

Bientôt une résidence Liziloc pour jeunes actifs à Bastide Niel

2727, 03, 2026

Caligo : une résidence intergénérationnelle à Bastide Niel

À Bastide Niel, la résidence Caligo, conçue par Agate Architectes pour le bailleur social Aquitanis, proposera 15 logements sociaux locatifs intergénérationnels. Située entre la rue Niel et la rue des Esteys, l’opération entrera prochainement en phase chantier pour une livraison prévue à l’été 2027.

Développée dans le cadre des préconisations de la SAS Bastide Niel et du label Bâtiment frugal bordelais, la résidence s’inscrit dans une approche exigeante conciliant densité urbaine et haute qualité de vie. Plus d’explications avec Muriel Teynier, l’architecte en charge du projet.

Caligo : «Une résidence capable d’accompagner différents parcours de vie»

Caligo développe 986 m² de surface de plancher pour 15 logements :

  • 8 T2;
  • 4 T3;
  • 1 T4;
  • Et 2 T5 en duplex.

La résidence intègre également deux locaux pour les vélos, dont un côté rue des Esteys, qui sera habillé de claustras en bois afin d’offrir ventilation naturelle et continuité visuelle vers l’intérieur de l’îlot.

«Nous avons conçu une résidence capable d’accompagner différents parcours de vie. L’idée était d’offrir des logements adaptés, simples d’usage et confortables, tout en maintenant une vraie diversité de profils», commence Muriel Teynier. «Ainsi, la part importante de T2 permet d’accueillir des seniors, tandis que les logements familiaux assurent une mixité générationnelle à l’échelle du bâtiment», poursuit-elle.

Un patio végétalisé au cœur de la résidence

Au centre du projet, un patio végétalisé en pleine terre conçu par le paysagiste Bouriette & Vaconsin permet d’ouvrir les logements sur un espace apaisé et protégé, tout en favorisant fraîcheur et confort d’été.

«C’est un espace de respiration au coeur de la résidence qui dialogue avec la terrasse collective de 31 m² au premier étage (en surplomb du patio), pensée pour renforcer la convivialité et les échanges entre générations », souligne l’architecte.

Des logements traversants et ouverts sur l’extérieur

Tous les logements bénéficient d’une double orientation ou d’une configuration traversante, favorisant lumière naturelle et ventilation naturelle.

Tous les logements disposent d’un espace extérieur privatif, loggia ou terrasse, généralement compris entre 6 m² et 10 m², en complément du patio végétalisé et de la terrasse collective. «À Bastide Niel, chaque logement doit pouvoir prolonger ses usages vers l’extérieur. Les espaces privatifs et partagés sont essentiels pour garantir une qualité de vie durable en contexte dense», observe Muriel Teynier.

« Préserver l’intimité des habitants »

Le bâtiment s’organise autour d’un système de distribution extérieure : des coursives à l’air libre desservent les logements à l’étage, depuis un escalier ouvert sur le patio central. 

«Nous avons beaucoup travaillé les seuils et les transitions. L’enjeu était de préserver l’intimité des habitants tout en maintenant une architecture ouverte et respirante», détaille l’architecte. Comme par exemple au rez-de-chaussée, où les loggias sont équipées de persiennes accordéon permettant de sécuriser les logements tout en favorisant la ventilation naturelle.

Une matérialité sobre et pérenne

La résidence associe une structure verticale en béton préfabriqué à des toitures en ossature bois, habillées d’une couverture métallique à joint debout teinte champagne.

Les façades en béton sablé teinté ton pierre s’inscrivent dans «un camaïeu clair et cohérent avec l’identité du quartier». Les menuiseries brun clair et les claustras bois «apportent chaleur et profondeur , tout en participant à une continuité visuelle à l’échelle de Bastide Niel», explique l’architecte.

Enfin, des panneaux solaires, intégrés sur la façade la mieux orientée, complètent le dispositif énergétique du bâtiment.

«Nous avons cherché une écriture sobre, durable, qui dialogue avec Bastide Niel sans surenchère formelle», précise Muriel Teynier.

Un travail étroit avec la SAS Bastide Niel

Comme l’ensemble des opérations du quartier, Caligo a été conçu en lien étroit avec la SAS Bastide Niel, dans le cadre d’ateliers urbains et d’échanges réguliers.

«Les préconisations de l’aménageur et du label Bâtiment frugal bordelais, notamment en matière de lumière naturelle, d’espaces extérieurs, de ventilation et de qualité d’usage, ont structuré notre réflexion architecturale dès les premières esquisses», se souvient Muriel Teynier, avant de poursuivre : nous avons pu affiner notre approche et mieux anticiper les attentes spécifiques du quartier.»

Et de conclure : «Le dialogue avec la SAS Bastide Niel est exigeant, mais constructif. Il nous pousse à affiner nos projets et à trouver des réponses précises aux enjeux du quartier.»

Maîtrise d’œuvre :

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