Accueil2025-06-18T10:56:19+02:00

Consultations

Les Projets

Concept urbain

Sas d'aménagement

Contact / Accès

2222, 10, 2026

Le Fil des bons produits : « On ne vend pas des légumes, on nourrit nos voisins. »

Depuis fin 2025, Le Fil des bons produits propose chaque semaine aux habitants de Bordeaux Bastide, des fruits et légumes frais à des prix accessibles, grâce à la revente des récoltes, surplus ou des produits hors calibres collectés auprès des producteurs locaux dans une logique d’anti-gaspillage à la source.

Pensée initialement comme une expérimentation, l’initiative portée par Yohan Hubert, fondateur de Natura Impact, en partenariat avec la SAS Bastide Niel, SOPIC et le Centre d’animation de Bastide-Queyries où se déroulent les ventes, fournit aujourd’hui entre 180 et 250 paniers chaque semaine et emploie deux intérimaires et un freelance.

Comment Le Fil des bons produits a-t-il évolué en un an, comment fonctionne-t-il aujourd’hui et quelles perspectives se dessinent pour la suite ? Yohan Hubert dresse le bilan de cette première année et nous présente les prochaines étapes du projet.

De 20 personnes à près de 300 passages par semaine

Lancée à l’automne 2025, l’initiative s’est d’abord construite avec le Centre d’animation de Bastide-Queyries. Ses animateurs, son personnel et des habitants particulièrement impliqués dans la vie du Centre ont constitué le premier noyau du Fil des bons produits et l’ont progressivement fait connaître autour d’eux. « On a commencé avec une vingtaine de personnes et environ 200 kg de fruits et légumes », se souvient Yohan Hubert.

« Aujourd’hui, Le Fil des bons produit fournit environ deux tonnes de fruits et légumes chaque semaine réparties dans 180 à 250 paniers », constate-il, avant de poursuivre : « Et c’est sans compter les habitants qui viennent acheter certains produits à l’unité. »

Des produits locaux, au rythme des saisons, des récoltes et des agriculteurs…

Depuis le lancement du Fil des bons produits, le biologiste de formation a progressivement élargi son réseau de producteurs en Nouvelle-Aquitaine autour de Guy Macia, producteur de kiwis et de pommes dans le Lot-et-Garonne et cofondateur de La Compagnie Fermière, et de Chez les Gascons, distributeur de produits fermiers locaux dans les Landes.

Les approvisionnements restent directement liés aux réalités de la production agricole : « Trop chaud, trop froid, trop de pluie…, les volumes disponibles, les calibres ou les dates de récolte peuvent varier d’une semaine à l’autre », explique Yohan. « L’objectif consiste à trouver un équilibre entre les attentes des habitants et celles des producteurs, car je tiens à ce que l’habitant soit respecté dans la qualité du produit et dans son prix, et que le producteur soit respecté dans le prix et les volumes », ajoute-t-il.

Une application pour commander son panier

Pour les habitants, le centre d’animation Bastide-Queyries reste le point d’entrée.

Mais depuis quelques mois, Le Fil des bons produits dispose d’une application « qui ne stocke aucune donnée », précise Yohan, pour passer les commandes.

Chaque semaine, les habitants reçoivent un message avec un lien temporaire pour passer leurs commandes sur l’application. 

L’outil sert aussi à gérer les stocks, les bons de livraison, les factures et les relations avec les producteurs qui y indiquent les quantités disponibles et les éventuels problèmes rencontrés dans leur production.

Des centaines de kilos donnés aux étudiants

L’augmentation des volumes a conduit Le Fil des bons produits à développer plusieurs débouchés solidaires.

« En fonction des aléas climatiques, je peux me retrouver avec une tonne de carottes dans le camion. Quand tu sais que t’en vends 300 kg d’habitude, c’est 700 kg en trop », explique Yohan. « J’ai donc cherché à nouer des partenariats avec des structures solidaires pour leur donner tous mes surplus », poursuit-il. 

« Par chance, lors de ma présence sur le stand de BMA au Forum mondial de l’Économie sociale et solidaire (GSEF), en 2025, Nicolas Martin, directeur de l’aménagement, et Nicolas Rousset, directeur du centre d’animation de Bastide-Queyries m’ont mis en relation avec le Réseau Galas (Groupement des Acteurs locaux de l’alimentation solidaire), Linkee, association qui vient en aide aux étudiants et Vincent Chabas, directeur du site restauration du campus de Bordeaux. Selon les semaines, je peux ainsi leur orienter jusqu’à 800 kg de produits. »

Car pour Yohan Hubert, l’objectif est de limiter les pertes au maximum. « Il ne me reste jamais rien », remarque-t-il. « Même l’agence où je loue mon camion reçoit son panier. Seuls les produits devenus impropres à la consommation partent au compost. »

Un appel aux initiatives alimentaires du quartier… et à un boulanger

Yohan Hubert souhaite désormais ouvrir davantage Le Fil des bons produits aux initiatives du quartier et invite les habitants qui exercent une activité artisanale alimentaire à venir présenter leurs produits : « Je peux encourager certaines démarches, faciliter la présentation et puis, quand c’est vraiment sérieux et que ça fonctionne bien, je suis tout à fait prêt à intégrer des produits provenant d’autres partenaires. »

Certains critères demeurent néanmoins essentiels pour Yohan : « la qualité, le prix, la régularité, les conditions de production, le respect de l’environnement, la rémunération des personnes qui participent à la fabrication, mais aussi du goût et de la maturité des produits ».

Par ailleurs, pour compléter l’offre, Yohan cherche un artisan boulanger qui souhaite rejoindre la démarche.

Consolider le modèle et envisager d’autres quartiers

Le but consiste, dans un premier temps, à sécuriser un niveau de commandes suffisant, afin de donner davantage de régularité aux producteurs, tout en garantissant un service continu aux habitants.

« Bien que le modèle économique n’impose aucune adhésion ou abonnement, j’ai besoin de stabiliser les quantités pour pouvoir maintenir des prix et avoir des producteurs fidèles », explique Yohan Hubert.

Pour accompagner cette montée en puissance, Le Fil des bons produits s’appuie aujourd’hui sur deux intérimaires et un freelance, « très présents sur le terrain. Des personnes sérieuses, avec une vraie fibre sociale et le goût du contact avec les habitants », se réjouit Yohan Hubert. Dans le même esprit, les bénévoles sont également les bienvenus, y compris les jeunes qui souhaitent s’impliquer dans la vie du quartier.

Car, au-delà de son fonctionnement économique, Le Fil des bons produits, « ce n’est pas un projet commercial », insiste celui qui défend un modèle « fondé sur le partage, la confiance et les relations humaines » et dont l’ambition est de « créer une communauté de quartier autour de l’alimentation ».

Une fois cette assise consolidée à Bordeaux Bastide, le développement pourrait passer par « d’autres centres d’animation » ou par l’accompagnement de personnes souhaitant mettre en place une démarche comparable dans leur quartier. « Aujourd’hui, on a une application, un savoir-faire, des producteurs, des volumes, une philosophie, des valeurs. Ça peut se transmettre », estime-t-il.

« Mais attention », prévient Yohan : « On ne vend pas des légumes, on nourrit nos voisins ! ».

Du Fil des bons produits à la résidence EVA

Le Fil des bons produits préfigure plus largement le projet ÉVA, porté par Yohan Hubert pour SOPIC, qui réunira en pied d’immeuble une coopérative résidentielle d’achat alimentaire, ouverte aux habitants comme aux riverains, mais aussi une gamme de services mutualisés.

La série « Le Fils des bons produits »

Pour aller plus loin, regardez la série « Le Fil des bons produits » et découvrez en cinq épisodes les coulisses de l’approvisionnement, le fonctionnement et les tarifs du dispositif, le rôle du Centre d’animation Bordeaux Bastide-Queyries, et les témoignages des habitants.

1818, 09, 2026

Thomas Cazenave en visite à Bastide Niel

La semaine dernière, la SAS d’aménagement Bastide Niel, composée de BMA, Domofrance et Aquitanis, et les acteurs du projet ont invité Thomas Cazenave, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, et ses équipes, à une visite guidée de Bastide Niel.

À ses côtés étaient notamment présents Alexandra Siarri, première adjointe au maire de Bordeaux, Marc Lafosse, maire-adjoint de La Bastide, Anne-Laure Chazeau, conseillère municipale et élue de proximité du quartier Queyries–Niel et Mayeul L’Huillier, adjoint au maire de Bordeaux et président de BMA.

Accueillie par Céline Kérisit, qui assure la direction générale de BMA, Jean-Luc Gorce, directeur général d’Aquitanis, et Francis Stéphan, directeur général de Domofrance, la délégation a également pu échanger avec les équipes de la SAS et les acteurs qui conçoivent et accompagnent le projet, parmi lesquels Brigitte Philippon de l’agence Philippon-Kalt, urbaniste opérationnelle, et Rémi Salles de A+R Paysages.

La visite a débuté autour d’un café au French Kiss de l’Eklo Hotel, accueilli par son fondateur, Emmanuel Petit, avant de prendre la direction du cœur du quartier.

Le projet et ses transformations au fil de la déambulation

Du secteur Abadie à la Prairie aux rails, en passant par Thiers et la Caserne Niel, la déambulation a permis de présenter les grandes orientations de l’ÉcoProjet, ses réalisations et ses prochaines transformations : square Françoise Dolto, futur cours Le Rouzic, allée Cavalière ou encore square Katia Krafft.

Deux étapes ont également permis d’entrer au cœur des réalisations : la visite de l’ESSCA avec son directeur Charles Bassi, puis celle d’un logement témoin du programme Home, avec Romain Del Bianco, directeur régional de Marignan, et Paul Marion, co-fondateur de King Kong Architecture.

Les associés de la SAS d’aménagement Bastide Niel et l’ensemble des acteurs du projet tiennent à vous remercier, ainsi que l’ensemble de la délégation, pour le temps consacré à l’occasion de la visite du quartier Bastide Niel et pour l’intérêt porté au projet tout au long de cette déambulation.

Ces moments d’échange sont particulièrement précieux. Ils permettent de partager les ambitions qui portent le projet, de rendre compte des réalisations engagées et à venir, et d’échanger plus largement sur les enjeux auxquels les territoires sont aujourd’hui confrontés et sur les réponses que nous pouvons collectivement construire.

1414, 09, 2026

Bastide Niel : découvrez le Livret d’accueil 2026

Vous habitez Bastide Niel, vous venez de vous y installer ou souhaitez mieux connaître le quartier ? Le Livret d’accueil 2026 rassemble les principales informations pour comprendre l’ÉcoProjet et faciliter votre quotidien.

Au fil des pages, vous découvrirez les grandes caractéristiques de Bastide Niel : son histoire militaire et ferroviaire, la conception du quartier, ses ambitions environnementales et les différentes phases de sa réalisation jusqu’en 2032.

Vous y trouvez surtout des informations pratiques pour vous repérer dans le quartier, vous déplacer à pied, à vélo, en transports en commun ou en voiture, localiser les commerces, services et équipements présents ou à venir, ou encore connaître le fonctionnement de la collecte des déchets.

Le livret vous permet également de mieux comprendre ce qui se passe autour de chez vous pendant la réalisation du quartier : travaux d’espaces publics, construction des îlots voisins, modifications ponctuelles de circulation et engagements pris pour limiter les nuisances liées aux chantiers.

Enfin, vous y retrouvez les différents moyens de vous informer sur l’évolution de Bastide Niel, ainsi qu’une présentation de la Maison du projet, futur lieu d’information, de rencontre et de participation à la vie du quartier.

À télécharger ici : Livret d’accueil de Bastide Niel [édition 2026]

1111, 09, 2026

Bastide Niel : une maison du projet en 2027

Les travaux de la Maison du projet de Bastide Niel sont sur le point de démarrer. Situé 147 rue Hortense, cet espace provisoire conçu par ARRIERE COUR Architecture fera office de point d’informations et accueillera ateliers, réunions, conférences. Son ouverture est prévue début 2027.

La future Maison du projet prendra la forme d’une structure modulaire de 104 m², implantée sur une parcelle de 440 m² et accessible aux personnes à mobilité réduite. 

Plusieurs accès piétons seront aménagés depuis les rues Hortense, Jean Dolfus et de La Rotonde.

Une attention particulière sera également portée à la végétalisation de la parcelle. En effet, des arbres en pots compléteront l’aménagement et les trois arbres existants seront conservés.

Habillée aux couleurs de Bastide Niel, la Maison du projet constituera dès 2027 un nouveau lieu d’information et d’échanges autour de la transformation du quartier.

Go to Top